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MA YAN Nos
collégiens aident une écolière chinoise à
poursuivre ses études Alors qu’il passe par la province reculée du Ningxia (1500 kilomètres au sud-Ouest de Pékin) que jamais un étranger ne visite, Pierre Haski, correspondant du quotidien Libération se voit remettre une lettre et trois petits carnets par une femme. Ces feuillets sont le cri de désespoir de sa fille, Ma Yan, petite paysanne pauvre qui veut étudier mais dont elle ne peut plus payer la scolarité. Pierre Haski fait paraître, en février 2001, dans les colonnes de Libération un article : " je veux aller à l’école " Emmanuelle
Polack, professeur d’histoire à Villiers le Bel découvre
cet article et décide de le lire à sa classe de sixième
B pour illustrer son cours d'instruction civique : " le
droit des enfants à l’éducation " . Ses élèves
sont profondément émus et sont unanimes pour se demander : " que
peut-on faire ? ". Un courrier electronique est envoyé
au journaliste, un don de cent euros lui est remis. Les enfants sont les
premiers petits français à réagir à l’appel
de Ma Yan qui a depuis accroché au mur de l’unique pièce
de sa maison, la photo de classe des sixième B. Le temps passe,
l’avenir de Ma Yan s’éclaircit. Pierre Haski trouve un éditeur
pour publier le journal de la petite écolière. Une association
naît pour aider d’autres petites chinoises à assouvir leur
soif d’apprendre. A l’initiative de madame Polack, nous avons donc invité
au CDI Michèle Fitoussi, éditorialiste du magazine Elle
et présidente de l’association " Enfants du Ningxia "
et Pierre Haski pour avoir des nouvelles de Ma Yan qu’ils ont rencontrée
cet été. Force est de constater que l’enthousiasme ne s’estpas
éteint. Pierre Haski parle du " petit miracle "
qui s’est accomplit et du cadre de vie de la fillette. Les élèves
ont un regard effaré à la description de son collège
qui diffère ô combien de celui qu’ils fréquentent.
Michèle Fitoussi donne des détails sur sa première
rencontre avec Ma Yan et leur séjour à la ville qu’elle
ne connaissait pas. Les questions fusent, l’intérêt est grand.
Une nouvelle somme d’argent a été collectée. Et pour
encore magnifier la générosité et l’esprit de solidarité
qui est né de la lecture d’un article, quoi de mieux que d’entendre
Claire Chazal le citer en exemple et de voir le reportage réalisé
par Fabrice Collaro dans le journal de 20 heures. Catherine Guillaume Professeur documentaliste 13.10.2002
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